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Si nous n'étions pas d'ici, nous serions l'infini [Charles]

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Deborah LackeyDeborah Lackey


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Si nous n'étions pas d'ici, nous serions l'infini [Charles] Vide
MessageSujet: Si nous n'étions pas d'ici, nous serions l'infini [Charles] Si nous n'étions pas d'ici, nous serions l'infini [Charles] EmptyMar 1 Oct - 11:52

J’étais là bien droite, à fixer une porte fermée. Je regardais le numéro d’appartement depuis si longtemps qu’il commençait à ne plus avoir l’air de rien. J’avais d’abord pensé à me téléporter directement dans l’appartement que je voulais visiter, mais le locataire et moi n’étions pas en très bons termes, j’avais eu peur de ne pas être bien accueillie. Je devais être son ennemie numéro un, je ne voulais pas voir ce qu’il me ferait si j’apparaissais simplement dans son salon. Je jouais nerveusement avec la ceinture de mon veston de cuir, le temps que je devienne assez courageuse pour cogner.

J’étais là pour discuter avec lui de ce qui s’est passé. J’étais là avec l’énergie du désespoir pour tenter de sauver ce que nous avions, parce que je ne pouvais pas juste le laisser partir sans au moins essayer de le regagner avant. Il ne comprenait pas, il ne savait pas toute l’histoire, il ne savait pas le contexte ni ce que ça impliquait vraiment de m’avoir retrouvée dans cet entrepôt avec cette femme ensanglantée. Ce n’était pas ce qu’il croyait… Je veux dire, c’était quand même un peu ce qu’il croyait mais j’avais des choses à expliquer et je n’avais pas pu le faire. Depuis ce jour, donc, je m’efforçais de redevenir une citoyenne modèle. Mis à part que j’était propriétaire d’un bar de danse exotique, j’avais réussi. Je donnais au suivant, je faisais attention à la planète, je nourrissais les chats errants, je souriais aux inconnus… Je faisais même du bénévolat! J’essayais de devenir aussi bonne que lui, pour redevenir à sa hauteur. Depuis ce jour dans le quartier Grey, je n’avais pas pu tourner la page sur notre histoire. J’avais l’impression qu’elle n’était pas vraiment finie, comme si on avait arraché les pages qui restaient dans le livre en plein milieu, comme si on nous avait volé quelque chose. Je ne pouvais me résoudre à ce que ça soit aussi bêtement la fin de nous. Et il y avait toujours une voix en moi qui me disait que je pouvais arranger les choses avec lui si je le voulais vraiment. C’était peut-être juste ma folie qui s’était développée, mais j’avais décidé que je devais venir ici pour mettre les choses au clair. J’avais évolué en tant que personne, mais je ne pouvais pas vraiment aller de l’avant. Dans ma vie, je ne m’autorisait pas vraiment de bonheurs ni de folies, parce que je voulais rester dans le droit chemin, je voulais rester bonne et je voulais qu’il veuille de moi à nouveau.

J’étais là devant sa porte depuis je ne savais combien de temps, mais c’était assez longtemps pour que mes orteils soient un peu engourdies. Mes petites bottes en cuir à talons assez hauts ne me gênaient pas quand je marchais, mais à force que le poids de mon corps soit réparti de la même manière sur mes pieds arquées par les bottillons me faisait légèrement mal. Je balançai donc mon poids de gauche à droite plusieurs fois d’affilée pour que la circulation se rétablisse correcte dans mes pieds. Je me disais que je ferais mieux de partir, que c’était ridicule de venir ramper ici pour lui. C’était Vulcain qui m’avait convaincue de venir ici. Il m’avait dit que ça l’avait aidé lui, d’aller confronter Vénus afin d’avoir les réponses sur ce qu’ils étaient et ce qu’ils pouvaient être, après tout ce qu’ils avaient vécu. Il dit que c’était mieux d’en avoir le cœur net que de rester dans un flou. En venant ici, je saurais avec précision si je devais m’accrocher ou le laisser aller. La conclusion ou de l’espoir, c’était tout ce qu’il me fallait pour réussir à avancer. Ça me ferait mal si je devais y mettre fin, mais au moins ce serait clair. Je devais la vérité à Charles sur ce que j’étais, je voulais lui dire que j’étais de nature magique maléfique et que ça, je ne pourrais pas le changer, mais que les comportements négatifs et malsains qui résultaient de ma nature pouvaient être contrôlés. La preuve était que j’avais réussi à le faire longtemps quand nous étions ensemble. J’avais été bonne, j’avais été normale, j’avais été à sa hauteur. Il me changeait oui, mais c’est parce que je le voulais, parce que je voulais être avec lui et que je voulais qu’il soit fier de moi. Je pourrais le refaire. Je m’étais fait embarquer dans un plan de ma sœur, mais je ne le referais plus si c’était ce qu’il fallait pour ravoir une relation avec Charles.

De penser à tout ça me rendait émotive, je ravalai donc mes larmes et me décidai finalement à cogner. J’eus l’instinct de me mettre intangible, juste au cas où. Je devais être prête à toutes les éventualités. Je n’étais pas apparue dans son salon, mais ça ne voulait pas dire qu’il n’allait rien tenter de me faire en me voyant dans son couloir. Quand il ouvrit la porte, j’eus le souffle coupé. J’avais oublié à quel point il était beau. Puis, je sentis quelque chose me traverser le crâne. Je réalisai alors qu’il m’avait tiré une balle dans la tête. Son of a bitch! Je m’étais attendu à bien des choses, mais pas à ça..


-Oh, no, you didn’t?!

S’ils avaient pu, mes yeux auraient craché le feu. Avant que les voisins accourent dans le couloir et voient la scène, je me précipitai à l’intérieur, me remis intangible juste de la jambe pour refermer la porte avec mon pied, me remis complètement intangible et me dirigeai finalement vers le salon. J’étais furieuse, je me sentais bouillir. Je comprenais qu’il puisse m’en vouloir, mais de là à vouloir me tuer… c’était quoi son problème? Je devais me calmer pour ne pas devenir une boule de feu et complètement anéantir mes chances, quoique je ne pensais plus vraiment en avoir, mais peut-être que s’il m’écoutait, il comprendrait.

-C’était franchement très impoli de ta part. Je ne te remercierai pas de ton accueil, j’ai déjà vu mieux…

Je soupirai en croisant mes bras sous ma poitrine avec un air boudeur. Je me serais bien assise pour marquer mon point, mais j’étais intangible et je voulais pas enlever ma protection. Je pris un ton doux et ma voix tremblait plus que je ne l'aurait voulu.

-Je suis venue m’expliquer pour que les choses soient vraiment claires et que je ne sois plus dans le doute concernant notre relation. Ce que tu as vu, c’était un accident de parcours. Je ne m’adonne plus à ce genre d’activités depuis que nous étions ensemble. C’était donc la première fois depuis très longtemps que je cédais à cette nature maléfique que j’ai en moi… Je suis un feu follet, cet esprit de destruction et cette énergie négative m’habite et font partie de moi. Pour toi, je la contrôlais et j’ai continué de la contrôler même depuis la dernière fois qu’on s’est vus. C’était vraiment juste une fois depuis très longtemps que je faisais ça et c’était plus l’idée d’Atara, même si je sais que ça ne change rien à ce que j’ai fais, moi.

Je décroisai les bras et recommençai à jouer avec la ceinture de mon veston pour éviter que mes mains tremblent.

-Tu inspires que du positif en moi. Tu m’as changé pour le mieux. Je veux continuer d’être une bonne personne et je veux le faire en étant avec toi.

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MessageSujet: Re: Si nous n'étions pas d'ici, nous serions l'infini [Charles] Si nous n'étions pas d'ici, nous serions l'infini [Charles] EmptyLun 18 Nov - 20:40

Sur le coup, j'ai pas trop eu de peine d'avoir rompu avec Deborah. J'avais trop à gérer avec sa trahison et la découverte de sa vraie nature pour être triste de notre séparation. Y avait plus de place pour cette forme de douleur.

Environ un an plus tard, je pense encore parfois à ce qui est arrivé dans le quartier Grey. Justin m'a pas mal aidé à trouver une sorte de paix. Certaines créatures sont trop maléfiques pour être comprises par un esprit normal. Faut que je me concentre là-dessus. Je me sens encore assez sale d'avoir été manipulé si longtemps par une femme que j'aimais, mais je ne peux rien y faire. Je ne veux pas oublier, mais je veux passer à autre chose, même si je ne sais pas comment.

Dans mes temps libres, je sors pas mal. Je couche pas mal. Je bois. J'ai abandonné ma résolution stupide de ne pas toucher à l'alcool. Je me concentrais là-dessus pour ne pas en vouloir au salaud qui a tué Mégane. Ça sert à quoi de tout pardonner? Quand les gens te blessent, c'est leur faute. Ça sert à rien de leur trouver des excuses. L'alcool, tu le prends volontairement. Comme tes clés de char. Chaque mauvaise décision, chaque mensonge, ça apparaît pas par magie. Tu en es responsable. Au poste, on m'a fait aucun reproche sur mon changement d'attitude, mais je vois bien que certains policiers m'évitent. Je suis moins populaire depuis que j'ai arrêté de tout laisser passer.

Sam est mort depuis quatre mois. Ça m'a fait un choc, même si c'était un vieux chien. J'ai manqué deux semaines de travail sans m'expliquer. Je savais pas comment faire face à un appartement vide. Sans Sam. Sans Deborah. Après des mois à me concentrer sur sa nature et ses mensonges pour enterrer mes doutes, je me suis surpris à passer et repasser dans ma tête chacun de nos moments marquants. Je n'ai toujours pas trouvé ce que j'ai manqué, quels indices j'aurais dû voir. J'ai eu surtout des aventures depuis notre rupture. Je pense que les filles ont senti que j'étais un cas compliqué. Avant Deborah, j'avais déjà du mal à vraiment me rapprocher des filles par peur de les effrayer avec mes crises magiques. Je gère mal le rejet. Deborah m'a trop attiré pour que je m'encombre de mes peurs ordinaires. On voit où ça m'a mené.

Il y a quelques semaines, j'ai rencontré une fille cool. Par "rencontré", je veux dire qu'on était tous les deux très soûls et qu'on a couché ensemble dans mon char. On s'est revus plusieurs fois. Ailleurs que dans le char. Je me suis dit que ça servait à rien que je reste célibataire éternellement parce qu'une fille m'avait trahi et je me suis donné la chance d'apprendre à connaître Sandra. Son sourire, ses théories bizarres et ses longs cheveux blonds jamais trop coiffés... J'ai pas eu de mal à lui trouver un charme spécial.  Elle m'a laissé tomber après un mois parce que je lui posais trop de questions et que je doutais chaque fois de ses réponses. Je me serais fâché si je n'avais pas plusieurs fois envisagé de la suivre quand elle sortait pour m'assurer qu'elle me disait la vérité.

Je suis en train de regarder un dessin animé quand on frappe à ma porte. Je n'attends personne, donc je prends mon arme et regarde dans l'œil magique. En cinq secondes, la porte est ouverte et le coup est parti. J'ai même pas réfléchi. Je veux dire… sur le coup, j'ai pas réfléchi, mais j'ai pensé à une visite de Deborah pour m'achever trop de fois pour ne pas être prêt à l'accueillir. Quand je vois que la balle ne lui a rien fait, je deviens imperceptible. Pour une fois que ce pouvoir me sert.


-Oh, no, you didn’t?!

Ok, je peux pas lui en vouloir d'être fâchée de s'être fait tirer dans la tête. Je reste immobile. Elle va dans le salon, ce qui me libère la voie pour fuir, mais j'ai pas envie de fuir. J'ai envie de la tuer.

-C’était franchement très impoli de ta part. Je ne te remercierai pas de ton accueil, j’ai déjà vu mieux…

Ouais j'avais vraiment envie de te faire la bise, Deborah.

-Je suis venue m’expliquer pour que les choses soient vraiment claires et que je ne sois plus dans le doute concernant notre relation. Ce que tu as vu, c’était un accident de parcours. Je ne m’adonne plus à ce genre d’activités depuis que nous étions ensemble. C’était donc la première fois depuis très longtemps que je cédais à cette nature maléfique que j’ai en moi… Je suis un feu follet, cet esprit de destruction et cette énergie négative m’habite et font partie de moi. Pour toi, je la contrôlais et j’ai continué de la contrôler même depuis la dernière fois qu’on s’est vus. C’était vraiment juste une fois depuis très longtemps que je faisais ça et c’était plus l’idée d’Atara, même si je sais que ça ne change rien à ce que j’ai fais, moi.

Je l'écoute parler et j'ai envie de douter, de lui donner une chance. Elle est de nature maléfique, mais elle fait des efforts. Je vois avec les lycans de la meute de Justin que contrôler sa nature est un combat continuel. Des erreurs de parcours, ça arrive. Mais est-ce que ce dont j'ai été témoin était vraiment un truc isolé? Peut-être aussi qu'elle me ment pour que je lui fasse confiance. Ça doit lui manquer d'avoir un petit niais qui se plie à tous ses désirs.

-Tu inspires que du positif en moi. Tu m’as changé pour le mieux. Je veux continuer d’être une bonne personne et je veux le faire en étant avec toi.

J'éteins mon pouvoir, je la laisse me voir. Mais je ne bouge pas. Je reste loin d'elle. Pas par sécurité - je m'en fiche un peu - mais parce que je ne tolèrerai pas une trop grande proximité.

-Et si je dis non, il se passe quoi?

Mon ton est triste. Vraiment pas dur comme j'aurais voulu qu'il soit. Je soupire.

-Tu te contrôles pour moi... Mais tu as quand même tué une femme, et y avait sa fille... la petite...

Je me perds, je repense à l'enfant. Je relève les yeux vers Deborah.

-Si ton amour pour moi était pas assez à ce moment pour te retenir, qu'est-ce qui garantit que tu vas y arriver sur le long terme? Et si on se sépare plus tard?

Je gagne du temps pour réfléchir. Elle dit que si elle est avec moi, elle peut se contrôler. Est-ce que je peux la croire? Je réfléchis à toute vitesse, mais je ne trouve pas de certitudes.

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Parfois, je suis gentil. Parfois, je suis en tabarnak.
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