AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

Le chat et la chauve-souris [Frederik]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Serpentard bien élevé
Jim V. CrowleyJim V. Crowley


Messages : 284
Emploi/loisirs : Étudiant à l'Université de New York, stagiaire chez Crowley Industries


Feuille de personnage
Phobie: L'échec
Ambition secrète: Être à la hauteur.

Le chat et la chauve-souris [Frederik] Vide
MessageSujet: Le chat et la chauve-souris [Frederik] Le chat et la chauve-souris [Frederik] EmptyJeu 18 Avr - 20:59

Les parents de Jim se montraient étouffants, mais ils le soutenaient en lui permettant de s'offrir le meilleur. Aux yeux de Jim, leur sévérité illustrait à quel point ils avaient à coeur la réussite de leur enfant. C'était pourquoi il se surpassait pour essayer de les couvrir de fierté. Ses efforts ne suffisaient jamais, mais il persévérait. Dernièrement, il avait eu une preuve de plus que les moyens de ses parents d'atteindre le succès devaient être la voie à suivre. Il en avait dérogé quelques mois en s'investissant auprès d'amis hors de son milieu habituel, des gens qui disaient l'apprécier en tant que personne et qui lui donnaient l'impression de vouloir forger des liens non basés sur un intérêt concret commun ,et il le regrettait aujourd'hui. Jim n'avait pas l'habitude de donner aux gens la chance de le rejeter et ne s'était pas préparé à être détesté et dédaigné de gens qui lui avaient d'abord témoigné affection et respect.

Jim demeurait assez confus quant à la part de blâme à s'attribuer. Ses anciens amis s'étaient mis d'accord pour faire de lui le seul coupable de la tournure des événements, mais le contrôle lui avait échappé bien avant que les choses dérapent vraiment. Il était convaincu d'avoir été clair avec Taylor – en fait, avec tous ses amis – au sujet de ses projets d'avenir, lesquels excluaient une relation amoureuse sérieuse. Malgré cet avertissement, Taylor s'était attaché à lui. Jim ne comptait l'avouer à personne, surtout après ce qu'il avait vécu comme une trahison de la part de ses amis, mais il s'était investi plus que prévu dans cette relation et la voir se terminer l'avait secoué. Malgré son affection pour Taylor, il n'avait pas hésité à le remettre à sa place quand il avait exigé un engagement excessif. Acculé, il s'était peut-être montré trop dur avec lui, par colère et par peur, mais il avait été honnête. Il ne se permettrait pas de mettre son avenir en péril pour Taylor. Il ne s'imaginait pas une vie à ses côtés. Taylor ne lui avait pas donné de chance de s'expliquer et Jim ne l'avait pas retenu quand il était parti bouder. Le lendemain, leurs amis en commun l'avaient bloqué sur les réseaux sociaux et Kelly lui avait écrit un long texto pour s'excuser d'avoir pensé avoir quelque chose en commun avec un fils de riches qui ne pense qu'à son futur dans la haute société, pour le traiter d'ennemi des artistes et gens vrais de ce monde, et pour lui souhaiter une belle vie vide d'amour et d'intensité. Jim avait commencé plusieurs messages pour essayer de s'expliquer, mais ce que ses soi-disant amis lui avaient prouvé de leur personnalité le décevait trop pour qu'il ait envie de marcher sur sa fierté et suivre son habitude faire des compromis pour arranger tout le monde. Il s'était finalement contenté de répondre ''Ok.'' en se disant qu'ils ne valaient ni efforts ni insultes. Il n'avait rien répondu quand Kelly l'avait relancé en le couvrant de davantage de reproches, ni quelques jours plus tard, quand Taylor lui avait écrit qu'il lui manquait.

Les gens étaient compliqués.

Se concentrer de nouveau sur ses études et sa carrière lui avait permis de retrouver un équilibre, mais l'amertume mettait du temps à le quitter. Heureusement, il se distrayait en passant du temps avec Melany et Frederik. Celui-ci était passé lui rendre visite ce soir-là et lui avait donné des nouvelles de son intégration dans le clan de vampires qu'il fréquentait depuis quelques semaines. C'était Jim qui le lui avait déniché en se servant des informations de son père, et il s'était assuré de la fiabilité de ceux qui en faisaient partie avant de proposer à Frederik de se rapprocher d'eux. L'éducation du felidae le portait à croire en la force dans l'union avec ses semblables et il avait pensé au soutien potentiel d'une sorte de famille pour son ami vampire, dont les parents n'étaient pas magiques. Ni d'un grand soutien, d'ailleurs. Jim avait remarqué avec les années que son ami se braquait dès qu'on lui posait des questions directes sur son père ou si on insinuait qu'il manquait d'intelligence. Il n'en avait pas tiré des conclusions très positives au sujet de M. Holmes.


-Tu m'étonnes, ouais, que Cameron est pas enthousiaste. On parle quand même de celui qui t'a transformé en pensant qu'il avait mis ta vie en danger en te mordillant dans le cou. Il se sent menacé, c'est normal.

En rejoignant un clan de vampires, Frederik risquait d'être découvert par M. Crowley, mais évoluer en vampire solitaire, avec Cameron Evans qui faisait davantage figure de boulet que de soutien, l'exposait à de bien plus graves dangers. Dès que Jim avait su que son ami était un vampire, il l'avait questionné, puis s'était inquiété pour lui. Si son initiative menait son père à déduire la nature de Frederik, Jim était prêt à lui tenir tête pour protéger son ami. De toute manière, les felidae ne se sentaient pas menacés par les vampires, et Jim espérait compter sur M. Crowley pour garder le secret sur la nature magique de son ami comme il le faisait pour beaucoup d'amis et contacts d'affaires.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
I would be a Gryffindor
Frederik HolmesFrederik Holmes


Messages : 108


Le chat et la chauve-souris [Frederik] Vide
MessageSujet: Re: Le chat et la chauve-souris [Frederik] Le chat et la chauve-souris [Frederik] EmptyJeu 20 Juin - 20:15

Frederik se sentait mieux depuis qu’il fréquentait le clan de vampires auquel Jim l’avait référé. Les membres de ce groupe étaient des vampires d’âges variés qui avaient pour but de ne pas s’attaquer aux humains pour rien. Ils avaient donc créé des alliances parmi les programmes secrets de la mairie pour obtenir du sang pour les vampires dans leurs rangs. Ils offraient un soutien étroit à leurs recrues et s’assuraient qu’ils ne manquaient de rien. Frederik avait été chaudement accueilli et il y avait toujours quelqu’un pour prendre de ses nouvelles s’il ne les visitait pas pendant quelques jours. Il avait bien entendu parler de ce clan à Cameron dès qu’il en avait entendu parler, et encore plus après sa première visite, mais ce dernier avait refusé de l’accompagner. Cameron avait déjà en place des mécanismes de survie et ne semblait pas enclin à les modifier. Il avait un contact qu’il payait pour avoir du sang et il était satisfait de cette façon de faire. Fred n’avait donc pas insisté, mais préférait le soutien du clan. Pas que le soutien de Cameron n’était pas adéquat, mais cela lui permettait d’avoir plusieurs points de vues, plusieurs façon de faire et plusieurs personnes à qui se confier. Il continuerait de se confier à Cameron, mais il aimait beaucoup pouvoir appeler d’autres personnes en cas de besoin. Sa peur de déranger était désormais vraiment moins présente et son anxiété avait légèrement diminué à ce sujet. De plus, il avait maintenant gratuitement son sang, grâce à ce réseau, et il appréciait l’économie d’argent. Il ne cherchait pas nécessairement à s’éloigner de Cameron, mais il avait pu remarquer, à force de le côtoyer, qu’ils étaient vraiment différents l’un de l’autre.

Frederik était aussi très content du soutien que lui offrait son ami Jim. C’était lui qui lui avait fourni les informations concernant le clan de vampires et il l’avait fortement encouragé à joindre leurs rangs. Son ami avait fait plusieurs recherches sur le clan et ses membres afin d’assurer la sécurité de Frederik et celui-ci lui en était très reconnaissant. Jim avait été très compréhensif et ouvert d’esprit sur sa condition. Frederik avait même eu l’impression qu’il le comprenait mieux, un peu comme quand il avait appris qu’il était dyslexique. Mais c’était peut-être dans sa tête aussi. Il n’avait pas osé en parler à Jim, parce qu’il ne voyait pas l’intérêt de le faire. Ça aurait un peu comme lui dire qu’il n’était pas un bon ami avant de savoir sa nature magique, mais ce n’était pas du tout le cas. Jim avait toujours été attentif et présent pour Fred. Celui-ci ne savait d’ailleurs pas ce qu’il aurait fait sans lui. Il aurait sûrement été recalé plusieurs fois, pour commencer, et aurait ensuite abandonné l’école face à tant d’embûches, rendant ainsi ses parents encore plus désagréables envers lui. Frederik se disait donc qu’il ferait désormais mieux d’être honnête avec Jim sur ses troubles et ses difficultés, afin que son ami le comprenne plus facilement s’il arrivait des situations malaisantes comme son excès de rage et sa crise de famine.


-Tu m'étonnes, ouais, que Cameron est pas enthousiaste. On parle quand même de celui qui t'a transformé en pensant qu'il avait mis ta vie en danger en te mordillant dans le cou. Il se sent menacé, c'est normal. 
-Je ne sais sérieusement pas si c’est tant qu’il se sent menacé, je crois qu’il est juste… comme ça… un peu… étrange…


Frederik se sentait coupable de dire du mal de son ami vampire, mais en même temps il s’était juré de toujours être honnête avec Jim. Après tout ce qu’il leur était arrivé, tout ce que Jim avait fait pour lui, c’était la moindre des choses. Aussi, ils s’étaient vraiment rapproché en tant qu’amis. Ils s’étaient confié sur divers sujets et avaient échangés des opinions politiques et des valeurs même s’ils n’étaient pas toujours en accord. Ils étaient vraiment capable de dialoguer maintenant et de se parler de tout et de rien. Du moins, c’était l’impression de Frederik.

-Don’t get me wrong, je l’aime bien Cameron, mais… il est un peu déconnecté des fois on dirait… ou alors c’est moi qui m’en invente, mais bref...

Frederik aimait beaucoup l’appartement de Jim. La décoration épurée faisait du bien au jeune vampire, c’était relaxant dans un sens puisque ça lui enlevait beaucoup de sources de distractions. Dans la maison des Crowley, et même chez lui, il y avait des tableaux et de la décoration partout, ce qui faisait en sorte que Fred se perdait parfois dans la contemplation d’un objet en particulier et son esprit se mettait à virevolter dans tous les sens, lui faisant perdre le fil de la conversation. Il y avait donc peu de choses sur lesquelles Frederik pouvait s’accrocher et il en était content. Parfois, Jim oubliait une charge de téléphone sur le coffre antique qui servait de table de salon et Frederik finissait très souvent par la prendre et l’enrouler autour de ses doigts tout en discutant avec son ami.

-Alors, depuis tout ce temps en appart, tu ne t’ennuies pas trop de vivre avec tes parents?

Frederik remarqua un livre de science sur le coffre, il laissa ses yeux analyser la couverture quelques brefs instants, puis reporta son attention sur son ami.

_________________
Le chat et la chauve-souris [Frederik] 894428fredrougeavatar
Revenir en haut Aller en bas
Serpentard bien élevé
Jim V. CrowleyJim V. Crowley


Messages : 284
Emploi/loisirs : Étudiant à l'Université de New York, stagiaire chez Crowley Industries


Feuille de personnage
Phobie: L'échec
Ambition secrète: Être à la hauteur.

Le chat et la chauve-souris [Frederik] Vide
MessageSujet: Re: Le chat et la chauve-souris [Frederik] Le chat et la chauve-souris [Frederik] EmptyDim 14 Juil - 20:28

Jim avait expliqué vaguement à Frederik et Melany les raisons de sa rupture avec son groupe d'amis de l'université. Il avait compris qu'éviter le sujet avec sa cousine risquait d'éveiller sa curiosité, et il n'avait  jamais envie qu'elle le noie de questions. Avec son pouvoir de détection de mensonges, elle devenait vite insupportable. Il lui avait révélé qu'une histoire de sexe était à l'origine du conflit, et que tous
ses amis s'étaient alliés contre lui. Il avait prudemment choisi les informations à lui révéler pour
qu'elle ne déduise pas l'identité de Taylor. Satisfaite de ses confidences, Melany avait respecté
son désir de mettre l'événement derrière lui et ne pas en parler longuement. Frederik avait obtenu encore moins de détails. Comme il n'avait pas posé de questions, Jim avait préféré ne pas l'embêter avec sa vie personnelle. Il avait été à la fois soulagé et déçu de pouvoir si facilement lui occulter une partie de sa vie.

Il avait envisagé quelques fois, surtout après plusieurs verres, de se confier à Frederik au sujet de Taylor, en partie par amitié, mais aussi parce que son ami aussi éprouvait de l'attirance pour les hommes. Chaque fois, il avait finalement reculé à la fois par crainte de compliquer sa relation avec Frederik, par grande lassitude à l'idée de s'expliquer et parce qu'il ne savait pas comment aborder les sujets personnels. De plus, il avait bien l'intention d'honorer ses devoirs d'héritier et de fonder une famille pouvant produire une autre génération de Crowley. Après tout, il avait eu plusieurs expériences avec des filles et une seule avec un garçon. Il avait le pouvoir de rendre cette aventure insignifiante avec le temps.

Les autres créatures ramenaient souvent les felidae à une identité de chats, à la fois à cause de leur pouvoir de métamorphose et pour se moquer d'eux, mais ils étaient plus proches des lions, fonctionnant par troupes. Leurs groupes reposaient sur l'intérêt commun et s'organisaient plus froidement que les meutes de lycans, mais les parents s'efforçaient de créer un sentiment d'appartenance chez leurs enfants. Leurs alliances favorisaient la survie de l'espèce, ou plus souvent sa pureté, ainsi que l'ascension sociale. Les felidae n'agissaient presque jamais avec désintéressement et ne s'en cachaient pas. Les autres créatures savaient à quoi s'en tenir et les méprisaient souvent, mais leur transparence sur ce point leur permettait d'éviter les conflits interespèces. Au fil des générations, les felidae s'étaient convaincus de leur supériorité et préféraient de toute manière se tenir à l'écart, au plutôt au-dessus, des autres créatures. Des amitiés naissaient bien sûr avec d'autres créatures ou même avec des humains, mais elles évoluaient en parallèle aux ambitions des felidae. Les aînés se chargeaient de veiller au respect de cette règle et ceux qui ne se pliaient pas à la menace risquaient l'exclusion sociale, au minimum.

Jim ne s'en faisait pas au sujet de son amitié avec Frederik. Les Holmes faisaient partie de la bourgeoisie de la ville la plus puissante au monde, ce qui le rendait fréquentable selon les standards sociaux. Sa condition de vampire augmentait la pertinence de leur amitié : sa potentielle puissance le rendait supérieur à un être humain. De toute manière, il ne nuisait en rien à Jim, à sa famille et encore moins aux felidae de manière générale. Frederik se montrait parfois impulsif et maladroit, mais il débordait de bonnes intentions.


-Je ne sais sérieusement pas si c’est tant qu’il se sent menacé, je crois qu’il est juste… comme ça… un peu… étrange…

-Ouais, juste un peu!


Il se mordit les lèvres pour se retenir de rire. Cameron était franchement bizarre, et c'était sans compter son incompétence en tant que mentor de Frederik. Plus Jim en apprenait sur lui, moins il lui faisait confiance. Le vampire avait tout de même enseigné à son protégé plusieurs faits totalement à côté de la plaque. Était-ce par ignorance ou plutôt pour essayer de le manipuler? Il avait même quelques fois couché avec Frederik, ce qui était tout de même louche en prenant en considération son rôle de mentor et sa tendance à lui raconter n'importe quoi. Il semblait toujours bien intentionné, mais même Mme Crowley réussissait à se donner le beau rôle quand elle voulait obtenir quelque chose de son mari ou de Jim.

-Don’t get me wrong, je l’aime bien Cameron, mais… il est un peu déconnecté des fois on dirait… ou alors c’est moi qui m’en invente, mais bref...

Jim eut un petit sourire. Frederik avait tendance à se protéger quand il émettait un avis négatif ou trop fort. Il ajoutait qu'il n'était pas certain, qu'il doutait, qu'il pouvait avoir mal interprété, etc. Il s'abritait derrière une phrase qui désamorçait le conflit potentiel. Jim avait commencé à contourner ces phrases quand il souhaitait creuser un sujet avec son ami, mais il avait toujours du mal à s'exprimer avec subtilité. Et avec Frederik, c'était souvent tout ou rien dès qu'on abordait un sujet délicat : une grande passion ou une retenue qui manquait de naturel.

-Il fonctionne différemment, j'imagine. Après avoir perdu des proches, les gens s'adaptent.

Défendre Cameron lui écorchait la gorge, mais il ne voulait pas nuire à l'une des rares amitiés de Frederik. Son ami trouvait pertinent de continuer à voir l'autre vampire, en assumant de plus en plus le rôle de mentor plutôt que celui de protégé. Jim l'encourageait à questionner les enseignements de Cameron, mais il laissait Frederik décider de l'importance à donner à sa relation avec lui.

-Alors, depuis tout ce temps en appart, tu ne t’ennuies pas trop de vivre avec tes parents?

Regard de biais. Il avait l'air sérieux.

-Les commentaires quotidiens de ma mère sur mes moindres faits et gestes me manquent cruellement, tout comme le jugement silencieux de mon père chaque fois que je sors ou que je rentre. Les visites surprises des amies bruyantes de ma mère et des soi-disant contacts d'affaires de mon père qui me regardent de haut aussi… Mais je m'ennuie surtout de rendre des comptes à tous les sujets.

Sous ses sarcasmes, il avait gardé un ton enjoué.

-Et toi, tu songes à déménager prochainement?

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
I would be a Gryffindor
Frederik HolmesFrederik Holmes


Messages : 108


Le chat et la chauve-souris [Frederik] Vide
MessageSujet: Re: Le chat et la chauve-souris [Frederik] Le chat et la chauve-souris [Frederik] EmptyVen 2 Aoû - 16:31

Frederik ne savait pas si c’était normal, mais il n’avait pas hâte de terminer ses études. Il n’était pas particulièrement pressé de devenir réellement un adulte et de devoir travailler dans un domaine qui l’intéressait moyennement. De toutes les suggestions de son père, le jeune vampire avait choisi ce qui convenait le mieux à son style de vie, mais il restait qu’il savait qu’il devrait rendre des comptes à un supérieur et se donner un horaire strict pour réussir à garder son emploi. Il savait que les gens auraient des attentes par rapport à son rendement et ses compétences et il avait peur de ne pas être à la hauteur.

Il y avait aussi le fait qu’il devrait finir par se prendre un appartement, puisque c’était ce qui était attendu de lui, une fois sur le marché du travail. Il devrait se faire un budget et se trouver un endroit à lui, pour bâtir son futur. Mais Frederik craignait si fort de laisser sa mère seule sous le toit familial, de l’abandonner ainsi aux griffes du méchant Holmes, qu’il repoussait le plus possible son départ. En étant sur place, le jeune homme pouvait intervenir et protéger sa mère lorsque son père était en crise. S’il arrivait quelque chose à sa mère parce qu’il n’avait pas pu intervenir, il s’en voudrait toute sa vie. Et il devrait trouver de bonnes raisons de ne pas se laisser aller du côté obscur.

Il regardait Jim évoluer dans sa vie de semi-adulte et il admirait le courage dont il faisait preuve. Frederik était inquiet et pétrifié à l’idée d’habiter seul et d’avoir toutes ses responsabilités. Jim, quant à lui, semblait très à l’aise dans ce qu’il vivait. Il avait rapidement aménagé son espace vital et réussissait à ne manquer de rien. Frederik savait que les parents de Jim continuaient de lui donner un coup de main même s’il avait quitté la maison familiale, mais c’était quand même à Jim de prendre le plus soin de lui maintenant. Frederik ne savait sérieusement pas s’il y arriverait, quand ce serait son tour. Heureusement, il avait moins de besoins de base qu’un humain normal. Fred oubliait souvent de boire et de manger, du temps qu’il était humain. Il était absorbé dans un de ses passes-temps, il ne voyait pas le temps passer et ne ressentait plus les signes de faim et de soif. Il se retrouvait bien souvent affaibli par le manque de nourriture et d’eau à des heures inadéquates. Il ne pouvait pas prendre un repas complet s’il était passé 21h s’il voulait faire une nuit normale. Il se retrouvait donc dans une impasse qui l’angoissait. Heureusement donc, Frederik était plus alerte aux signaux de faim et sinon, il pouvait maintenant consommer autant de sang qu’il le voulait, et ce, à l’heure qui lui plaisait, puisqu’il n’avait plus de cycle de sommeil à respecter.


-Ouais, juste un peu!

Frederik dut se retenir de ne pas faire un trop grand sourire.


-Il fonctionne différemment, j'imagine. Après avoir perdu des proches, les gens s'adaptent.
-Ouais, j’imagine…


Frederik pensait à sa mère. Il pensait aussi à Harry Potter, qui avait perdu beaucoup de gens et dont chacune des morts l’avait changé. Il baissa son regard et il fut encore une fois intéressé par le livre de science placé sur le coffre. Il aimerait bien le prendre pour le peser et savoir les pages étaient faites en quel fini. Il regarderait les images plus que le texte et il essaierait de retenir au moins une information dans le peu qu’il lirait.

-Les commentaires quotidiens de ma mère sur mes moindres faits et gestes me manquent cruellement, tout comme le jugement silencieux de mon père chaque fois que je sors ou que je rentre. Les visites surprises des amies bruyantes de ma mère et des soi-disant contacts d'affaires de mon père qui me regardent de haut aussi… Mais je m'ennuie surtout de rendre des comptes à tous les sujets.

Frederik agrandissait les yeux d’incompréhension à mesure que Jim énumérait les choses qui lui manquait. Il comprit rapidement que c’était du sarcasme et il commença à rire doucement avant même que son ami ait terminé de parler. Le livre attirait encore l’attention de Fred. Pourquoi Jim l’avait-il laissé là?

-Et toi, tu songes à déménager prochainement?

Fred ne savait pas trop comment éviter le vif du sujet en répondant à cette question.

-Un peu, mais je ne sais pas encore dans quel quartier je voudrais aller, alors ça reste des projets vagues…


Pour changer de sujet, Frederik trouva que c’était une bonne idée d’enfin attraper le livre de Jim. En le ramenant vers lui, il accrocha le verre de Jim avec le coin du livre. Le verre se renversa sur le coffre et commença à couler par terre. Frederik mit le livre sur le divan et sentit les larmes monter à ses yeux. Sa respiration était également plus rapide. Frederik se sentait comme si son coeur allait lui sortir de la poitrine. Ça n’allait pas du tout.


-Oh non! NON! Je… oh… p-pardon...

Sa voix se brisa. Il se précipita vers le coffre et prit un bout de sa chemise pour commencer à éponger le dégât le plus rapidement possible. Il s’imaginait le liquide se répandre partout dans l’appartement immaculé de Jim. Il se demanda même s’il était possible que le voisin en dessous de Jim reçoivent des gouttes. Ses mouvements étaient saccadés, ses mains tremblaient. Les larmes coulaient sur ses joues, il avait l’impression d’être entrain de bouillir et il n’arrivait pas à parler. Sa gorge le serrait, il avait l’impression qu’il aspirait de moins en moins d’air à chaque bouffée. Il ne regardait pas Jim, il ne pouvait pas. Après seulement quelques secondes à éponger l'eau, Frederik s’assit par terre, le dos contre le sofa, les genoux remontés vers sa poitrine et ses bras autour de ses genoux. Il fixait un point devant lui en pleurant toujours et avait encore la respiration irrégulière.

Il savait ce qu’il lui arrivait, ce n’était pas sa première crise de panique. Avec le temps, il avait appris à reconnaître les signes. Il savait qu’il devait se concentrer sur la respiration et s’ancrer dans le présent, mais il n’y arrivait pas facilement aujourd’hui. Son esprit ne cessait de lui répéter qu’il devait se calmer, parce que c’était la première fois qu’il faisait une crise devant Jim. Il ne voulait pas se ridiculiser. Il devait donc reprendre le contrôle, mais le fait qu’il n’y arrivait pas le faisait encore plus paniquer.

_________________
Le chat et la chauve-souris [Frederik] 894428fredrougeavatar
Revenir en haut Aller en bas
Serpentard bien élevé
Jim V. CrowleyJim V. Crowley


Messages : 284
Emploi/loisirs : Étudiant à l'Université de New York, stagiaire chez Crowley Industries


Feuille de personnage
Phobie: L'échec
Ambition secrète: Être à la hauteur.

Le chat et la chauve-souris [Frederik] Vide
MessageSujet: Re: Le chat et la chauve-souris [Frederik] Le chat et la chauve-souris [Frederik] EmptyDim 4 Aoû - 21:38

Quelques années plus tôt, Jim craignait les débordements de Frederik. Il avait appris à les devancer, notamment en les provoquant régulièrement avant de devenir son ami. Aujourd'hui, il restait toujours un minimum sur ses gardes, mais c'était plus pour éviter à son ami la gêne de perdre le contrôle que pour se protéger lui-même. Frederik lui avait prouvé son envie de s'améliorer et avait appris à contenir son impulsivité. Les felidae appréciaient toujours l'avancement personnel et le travail productif.

Jim avait pris plusieurs cours optionnels et allongé son parcours scolaire. Il avait aussi décidé de s'inscrire à un deuxième programme pour obtenir un diplôme supplémentaire, plus orienté sur la politique. Le domaine des affaires l'ennuyait, mais sa famille ne le laisserait pas le mettre de côté. Il avait donc rusé en argumentant avec ses parents qu'une ouverture sur ce domaine était un atout en tant qu'homme d'affaires, mais surtout en tant que felidae. M. et Mme Crowley avaient rapidement tranché en faveur d'une éducation diversifiée. Jim n'avait pas exagéré et avait laissé de côté son intérêt pour les sciences; il lui restait les loisirs pour se plonger dans les aspects les plus intéressants de ce domaine. Pour ce qui était des arts, il n'avait même pas envisagé de mettre quelques cours à son horaire. Sans même tenir compte de l'avis de sa famille, Jim ne considérait pas l'art comme un choix de carrière intelligent. Les grands risques ne lui faisaient pas du tout envie.

Frederik amusait souvent Jim avec ses références populaires. Harry Potter et les superhéros de différents univers revenaient souvent quand son ami se laissait aller. Jim avait fini par les intégrer de temps en temps comme exemples quand il l'aidait avec ses études. Il avait lu que les gens avec le même genre de problèmes que Frederik apprenaient mieux avec une bonne dose d'amusement. Il l'encourageait donc à se trouver des solutions créatives quand il avait du mal avec un sujet. Avec beaucoup d'efforts, Frederik était parvenu à passer d'élève du secondaire incapable de bien compléter un test à un étudiant sérieux à l'université. Pendant ce temps, Jim avait cherché du côté des guérisseurs magiques, mais il n'avait trouvé aucun moyen certain d'aider davantage son ami.

Jim ne parlait pas autant de sa famille avec Frederik qu'avec Melany, mais il lui avait donné une bonne idée de l'ambiance entre les murs de la luxueuse maison des Crowley. Il en parlait le plus souvent par blagues et devenait mal à l'aise si son ami le questionnait.


-Un peu, mais je ne sais pas encore dans quel quartier je voudrais aller, alors ça reste des projets vagues…

Avec Frederik, il ne fallait pas aimer la précision. Il ne répondait que rarement directement aux questions qui lui déplaisaient. Soit il contournait, soit il s'égarait dans des explications à côté du sujet. Jim avait compris, par de petits indices comme la nervosité permanente de Frederik et son habitude d'éviter de parler de son père, que le foyer Holmes ne manquait pas de conflits. Il avait du mal à comprendre pourquoi son ami n'en partait pas, et Frederik ne lui donnait aucune piste. La famille de laquelle il venait lui garantissait un emploi bien rémunéré pour subvenir à ses besoins.

Jim eut un petit sourire en voyant Frederik prendre le livre. Il se laissait toujours distraire par ce qui était nouveau, coloré, bruyant ou même texturé.


-Oh non! NON! Je… oh… p-pardon...

Jim resta figé par la réaction théâtrale de son ami. Ce n'était qu'un verre d'eau. La chemise détrempée, Frederik hyperventilait, assis sur le sol, dans un état avancé de panique. Il ne l'avait jamais vu se comporter de cette manière. Il ne savait pas comment l'aider. Il n'avait ni le talent ni les outils pour consoler quelqu'un. Paralysé, il n'arrivait qu'à se reprocher son incompétence.

-Ce… Ce n'est pas… grave…  articula-t-il avec hésitation.

Jim se ressaisit et se leva du sofa pour aller s'asseoir par terre juste à côté de Frederik, assez loin pour n'avoir aucun contact physique accidentel avec lui. Il venait de comprendre que son ami n'avait pas un simple moment émotif bizarre. En recherchant sur son propre niveau d'angoisse plusieurs mois plus tôt – il voulait savoir s'il était normal –, Jim était tombé sur des informations sur l'anxiété généralisée, sur les troubles du sommeil et sur les crises de panique. Comme à toutes les fois où quelque chose l'intéressait un minimum, il s'était plongé dans l'étude de ces sujets à l'aide de sites spécialisés, d'articles et de témoignages.


-Holmes, écoute-moi bien, dit-il le plus posément possible. Tu fais une crise de panique.  

Frederik savait probablement ce qui se passait mais, s'il s'agissait de sa première crise, cette simple explication pouvait l'aider.

-Concentre-toi sur ma voix. Nomme-moi cinq choses que tu vois, quatre choses que tu touches, trois choses que tu entends et deux choses que tu sens.

Le truc original proposait de finir en nommant une chose que l'on goûtait, mais Jim trouvait ce dernier point bizarre, presque stressant. Il avait choisi de le laisser de côté.

-Cinq choses que tu vois, reprit-il lentement. Quatre choses que tu touches. Trois choses que tu entends. Deux choses que tu sens.

Pourquoi renverser le verre d'eau avait-il déclenché une crise de panique chez Frederik? Ce genre de crise pouvait survenir sans raison, mais il semblait à Jim que ce n'était pas le cas de celle d'aujourd'hui. Elle avait précisément commencé au moment de l'accident.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
I would be a Gryffindor
Frederik HolmesFrederik Holmes


Messages : 108


Le chat et la chauve-souris [Frederik] Vide
MessageSujet: Re: Le chat et la chauve-souris [Frederik] Le chat et la chauve-souris [Frederik] EmptyDim 15 Sep - 0:16

Frederik avait commencé à se sentir anxieux quand il était plus jeune. Il avait toujours peur, était toujours sur ses gardes, devait toujours se surveiller pour ne pas déranger et ne surtout pas réveiller la bête. La menace était bien présente, parce que quand il dépassait les bornes, son père se fâchait. Et quand son père se fâchait, ça finissait toujours dans les cris et les pleurs. Le jeune Holmes avait donc appris à ne pas faire de bêtises, ou à en faire le moins possible, pour ne pas qu’il y ait de crises. Mais il y en avait toujours, parce que tous les prétextes étaient bons pour faire une colère.  Généralement, Fred vivait ses crises de panique seul chez lui, le plus souvent dans sa chambre, mais aussi parfois dans la cuisine ou dans la salle de bains au beau milieu de la nuit. Ça lui arrivait souvent quand il avait peur que son père entendre le bruit d’une intensité légère à moyenne qu'il venait de faire. S’il allait se chercher un verre d’eau, par exemple, et qu’il échappait la porte d’armoire plutôt que de la refermer, il finissait généralement dans la même position que maintenant, mais sur la céramique froide de la cuisine chez lui plutôt que sur le tapis de son ami.

Renverser un verre sur la table de la cuisine avait souvent créé des perturbations dans le foyer Holmes. En ce moment, Fred savait ce qui lui arrivait, mais il n’était pas capable de se ramener sur terre. C’était comme s’il ne se souvenait plus des trucs à se répéter. Il savait qu’il devait nommer cinq choses, mais cinq quoi? Et si c’était six? Il n’était même pas assez bon pour se souvenir de comment se calmer les nerfs, son père pouvait bien toujours lui dire qu’il était un échec vivant. En ce moment, Frederik se sentait comme un sac de plastique pris dans le vent. Il était à la dérive et personne ne savait où il s’en irait ni où il finirait sa course.


-Ce… Ce n'est pas… grave…

De se faire dire qu’il s’en faisait avec rien ne l’aida pas à se calmer. Il savait que ce n’était rien, mais il n’avait pas pu le contrôler et il se sentait désormais comme le pire des nuls de ne pas réussir à arrêter son attaque de panique. Il fut content que Jim vienne s’asseoir à ses côtés. Juste de sentir la chaleur diffuse de son corps lui faisait du bien. Ils ne se touchaient pas, mais on aurait dit que c’était assez pour commencer à le ramener.

-Holmes, écoute-moi bien. Tu fais une crise de panique.
-O...oui… On dirait q… que-je-vais… mourir...


S’il avait réussi à parler davantage, il lui aurait répondu une réplique sarcastique, comme quoi c’était l’évidence même, mais c’était déjà pénible de répondre le minimum, il n’allait pas faire de l’attitude à son ami en plus. Jim essayait seulement de l’aider. Il ne méritait pas sa hargne.

-Concentre-toi sur ma voix. Nomme-moi cinq choses que tu vois, quatre choses que tu touches, trois choses que tu entends et deux choses que tu sens.

Frederik avait du mal à mettre de l’ordre dans son esprit. C’était comme si tout ce qu’il entendait était les battements trop rapides de son cœur et sa respiration saccadée et que la voix de Jim était très lointaine. Il comprenait ce qu’il disait, mais c’était si difficile de répondre alors que c’était plus facile de laisser le bruit de l’angoisse étouffer tout le reste. Il ferma les yeux quelques secondes.


-Cinq choses que tu vois. Quatre choses que tu touches.
-La table... la fenêtre... la porte... toi… le livre…


Frederik donnait ses réponses difficilement, mais il s’encourageait à chaque fois qu’il réussissait à nommer quelque chose. Il se déplaça pour que son bras touche celui de Jim.

-Mes genoux... ton bras... ton tapis, ton divan.
-Trois choses que tu entends.
-Ta voix, ma respiration... ma voix.


Plus ça allait et plus les réponses étaient fluides. La voix de Jim se rapprochait également, les battements de son propre cœur se calmaient et prenaient de moins en moins de place dans ses oreilles. Frederik se sentait de plus en plus en contact avec la réalité.

-Deux choses que tu sens.
-Toi et la pomme sur ton comptoir.
 

Frederik soupira et ferma les yeux. Il s’essuya le visage avec ses mains et laissa doucement aller sa tête contre l’épaule de Jim. Le jeune vampire se sentait complètement vidé. S’il pouvait encore dormir, il aurait sans doute dormi un douze heures d’affilé.

-Je suis sincèrement désolé pour tout ça. Je n’ai vraiment pas fait exprès et je vais tout ramasser et tout payer si quelque chose est abîmé par l’eau.

Frederik pris une profonde respiration. Ça lui faisait du bien de pouvoir contrôler le débit d’air qui entrait dans son corps.

-Et euh… merci de m’avoir calmé… je ne sais pas ce que j’aurais fait sans toi, j’ai vraiment perdu le cap… encore désolé...

_________________
Le chat et la chauve-souris [Frederik] 894428fredrougeavatar
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé




Le chat et la chauve-souris [Frederik] Vide
MessageSujet: Re: Le chat et la chauve-souris [Frederik] Le chat et la chauve-souris [Frederik] Empty

Revenir en haut Aller en bas

Le chat et la chauve-souris [Frederik]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Dieux de New York :: Ville de New York :: Quartier Empire :: Appartements, condos et lofts-