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Bal en blanc de l'agence Reaver

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Lance M. LarianLance M. Larian


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MessageSujet: Re: Bal en blanc de l'agence Reaver Bal en blanc de l'agence Reaver - Page 2 EmptyLun 2 Oct - 17:49

Qui avait donc osé dire que les bals mondains étaient utiles à une campagne politique ? Moi-même ? Peut-être. Mais nous savons tous ce qu'il en est réellement. Pour quelques échanges de carte de visites, la plupart des gens passent surtout leur temps à boire des coups à l’œil en se racontant leur vie, et en cherchant davantage une personne à séduire pour la nuit qu'un partenaire commercial. Autrement, cela s'appelait une réunion. Et une réunion, c'est ennuyeux pas définition. On en parle comme une obligation terrible en faisant des ronds de jambes avec une cigarette ou un café devant la porte de la cellule de cauchemar qui nous retiendra de longues et interminables heures. Je vous donne un conseil par sympathie : ne vous laissez surtout pas avoir. Personne ne va à un cocktail pour le travail, même s'il est toujours agréable de justifier une sortie de cette manière. Voyez, en distribuant quelques tracts à l'organisateur de la soirée qui m'a à peine adressé un regard et à son entourage, j'ai comme un sentiment de travail accompli. Il me semble donc désormais plus légitime de me lancer avec insouciance dans les festivités, et la conjecture actuelle des choses m'y encourage fortement. Je devais gérer tout un groupe de fille déchaînées, un travail à plein temps s'il en est. Mais, pour avoir vécu au milieu des bacchantes dès les premiers émois de ma puberté, j'étais passé maître en la matière. Une fille sur chaque genou était tout à fait envisageable. Ensuite, il ne fallait pas se laisser dépasser par l'offre. Toutes ne pouvant – hélas pour elles – être satisfaites en même temps, je devais agir stratégiquement en ne sélectionnant que les plus belles du troupeau. L'exercice requérait une vue et une rapidité à toute épreuve. Nous étions sur une sorte de champ de bataille de l'amour. En se jetant sur l'ennemi le plus faible par facilité, on laissait échapper une victoire glorieuse. Je ne suis pas pour la quantité grossière. Je suis un homme de goût. Alors, si je laissais une jeune femme quelconque s'amuser avec moi, pensez à toutes celles que je fais languir en attendant d'agir. Et pourquoi, d'ailleurs, ne pas utiliser cette fan hystérique comme une arme ?

Les filles qui me tournaient autour étaient plus intéressantes que la plus entreprenantes, mais il n'y avait pas de quoi se pâmer non plus. Or, pendant que mon regard allait d'une jolie robe à l'autre, j'aperçus une demoiselle esseulée sur le point de quitter la soirée. Si j'en croyais son visage fermé, elle s'était prise un râteau ou faite jetée, une chose inadmissible quoiqu'il en soit pour une telle beauté. Sans hésiter, je murmurai à la jeune femme sur mes genoux de l'inviter à nous rejoindre. Cette dernière, particulièrement échauffée, trouva l'idée très séduisante puisqu'elle s'agrippa aussitôt à la taille de ma princesse. Parfait, il était temps d'agir.

– Ohlala que fais-tu Pamela ? – Je ne connaissais pas du tout son prénom, mais il fallait improviser. – Je suis vraiment navré, dis-je en me tournant vers l'inconnue. La pauvre ne tient pas très bien l'alcool. Je dois la tenir pour lui éviter de faire des bêtises, et rien n'y fait, elle trouve toujours un moyen de se jeter sur n'importe qui… Néanmoins je dois reconnaître qu'elle a bon goût. Tu devrais t'occuper d'elle Caesula. – Je l'envoyais vers une autre, qui héritait aussi d'un nouveau prénom. Sur celui-là, j'avoue que j'ai manqué d'un certain sens d'adaptation. Les vieux réflexes de la vie romaine me jouaient parfois des tours. – Vous m'aviez l'air sur le point de partir alors que nous n'avons même pas eu l'honneur d'être présentés. Je peux vous offrir un verre ? Je m'appelle Lance, et toi ?

Je lui tournai mon sourire le plus chaleureux possible et posait une main derrière son dos pour la guider vers le bar sans lui laisser vraiment le choix. J'avais hésité à voler un verre, mais toutes les coupes des personnes à proximité semblaient entamées. Il était de mon devoir de consoler cette belle femme ignorée de tous. Pour ce soir, je serai son chevalier servant. J'ai trop grand cœur et je suis faible, comment pourrais-je résister à un appel de détresse ?


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MessageSujet: Re: Bal en blanc de l'agence Reaver Bal en blanc de l'agence Reaver - Page 2 EmptyJeu 16 Nov - 14:52

Je n'ennuyais pas les gens très régulièrement. Enfin, mes sœurs diraient le contraire… Mais j'avais tendance à m'amuser autrement qu'en provoquant les gens, notamment en apprenant de nouvelles techniques de combat, la maîtrise d'instruments de musique ou de quoi que ce soit suscitant mon intérêt. J'avais du mal à tolérer l'ennui. D'ailleurs, je ne comprenais pas comment certaines personnes, comme Charon, pouvaient en faire leur mode de vie. Dans son cas, ce qui me poussait à le provoquer était presque un besoin de tester à quel poit il pouvait avoir des réactions décevantes, comme cette fois à l'hôpital où j'avais tout fait pour lui faire perdre son calme pour ne récolter qu'une maigre colère, sans originalité ou éclat. Je souriais tout de même encore quand je repensais à sa menace initiale quand il avait découvert l'étendue de mes méfaits ce soir-là: appeler la police! Comment un dieu pouvait-il être aussi ridicule?

Charon n'était évidemment pas la seule divinité à attirer mon attention. Auparavant, j'évitais la plupart de ces énergumènes encore plus égocentriques que les plus vieux démons supérieurs. Depuis l'ouverture de la brèche, la plupart avaient perdu en puissance et, même, en caractère. Les ennuyer comportait moins de risques de se faire tuer et se révélait souvent plutôt enrichissant, car ils se rapprochaient des humains, mais avec une intensité supérieure. De plus, l'un d'entre eux était le père de ma petite sœur et je comptais bien le démasquer.

J'avais souhaité que ma petite machination de ce soir mettant en vedette Emilia ennuie beaucoup Charon, mais je constatai, après avoir contaminé pas mal de gens à l'aide de mon pouvoir, que mon plan avait échoué. Emilia se trouvait maintenant dans les bras d'un autre homme, un homme que je connaissais: le très cool dieu de la guerre, Mars. Bon… tant mieux pour elle. Je détestais échouer, mais je ne pouvais pas lui en vouloir: elle avait dû trouver Charon trop insupportable pour le salaire que je lui avais offert. Je me demandais bien ce qu'il avait pu faire de si désagréable pour qu'elle perde patience et risque sa réputation auprès de ses clients. Il avait probablement été simplement lui-même…

Je fonçai vers le bar, pouvoir éteint. Une jeune femme, certainement croisée plus tôt alors que je distribuais allègrement les phéromones magiques, essaya de m'arrêter en se plaquant contre moi, mais je n'étais pas d'humeur et je la repoussai assez brusquement. Mon échec me mettait hors de moi. Même quand il ne s'agissait pas d'un projet important, j'avais beaucoup de mal à accepter de perdre le contrôle. C'était d'ailleurs l'une des raisons pourquoi je m'arrangeais toujours pour avoir une idée de secours pour les plans importants. En général, je trouvais rapidement comment tourner un échec à mon avantage, mais rarement avant d'avoir ressenti une brûlante frustration.

Je commandai quatre vodkas sans glace et les bus d'un trait les unes après les autres. Je remarquai quelques regards ahuris parmi les gens près du bar, mais je ne m'en formalisai pas. Les humains aimaient bien juger les comportements des autres sans connaître toutes les données. Il était tout de même préférable qu'ils ignorent ma nature de démon... J'observai la foule quelques instants en me demandant si j'avais envie de suivre mon idée initiale d'aller danser, de préférence avec des gens sous mon charme magique, ou si mon échec à faire chier Charon m'avait plutôt mis d'humeur à attirer quelqu'un dehors pour le tuer et lancer sa tête dans la salle par une fenêtre.

J'aperçus Charon qui discutait avec une fille, qui mourait visiblement d'ennui, et j'eus une idée. Heureusement que j'avais redescendu mon masque parce que le sourire que je sentis se dessiner sur mon visage n'avait certainement rien de bien rassurant. Je me dirigeai vers lui, bien décidé à lui faire payer l'affront de ne pas avoir joué assez longtemps au petit jeu que j'avais concocté pour lui.

À quelques pas de Charon, je déclenchai à plein régime mon pouvoir de phéromones magiques et, me concentrant pour éviter de les projeter loin autour de moi, je ne pris même pas le temps de dire quelques mots pour me présenter ou pour chasser la fille. Je relevai mon masque à demi, attrapai Charon à la nuque, le pressai contre moi et l'embrassai. J'avais soumis des créatures extrêmement puissantes à ce pouvoir magique par le passé et je ne doutais pas de son efficacité, même sur un dieu. De plus, j'avais déjà procédé à de petits tests avec ce pouvoir à faible intensité sur Charon et, chaque fois, j'avais senti un changement chez lui. La réaction enthousiaste du débile ne se fit d'ailleurs pas attendre et, comptant sur la quantité de personnes ainsi que sur la confusion créée par mes phéromones et l'alcool, j'utilisai ma téléportation sans me mettre à l'écart, faisant disparaître Charon avec moi pour l'entraîner aux Enfers. Je me délecterais infiniment plus de sa rage après l'acte que de celui-ci, si je me fiais à comment il embrassait.


[Terminé pour moi... et pour Charon. Je lui ai fait payer son abandon!]

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MessageSujet: Re: Bal en blanc de l'agence Reaver Bal en blanc de l'agence Reaver - Page 2 EmptyJeu 14 Déc - 12:57

Cet étrange état qui m'affligeait avait débuté lors d'une fête à laquelle j'étais allée à la fois dans le but de faire les poches des invités et pour avoir un semblant de vie sociale. Celle-ci avait été organisée par des gens d'un de mes cours et ils avaient lancé l'invitation de manière assez étendue et floue, ouvrant la possibilité à n'importe qui ou presque de se sentir inclus. Comme je n'avais réussi à me faire que très peu d'amis en mes quelques années à l'université, les invitations à des fêtes en dehors de celles organisées par l'université ne pleuvaient pas. En plus, comme il ne s'agissait pas d'un événement mondain, je pouvais porter l'un de mes vieux jeans et personne ne le remarquerait.

Je n'avais jamais été une personne chaleureuse. Enfant, je contrastais avec Greta qui se comportait parfaitement, comme on s'y attendait venant d'une fille. Je ne m'enthousiasmais jamais aussi fort qu'elle ni ne pleurais devant les films tristes. Je me souvenais pourtant m'être sentie malheureuse assez souvent, mais je gardais mes émotions pour moi seule, ne trouvant rien de positif à les exposer ou, pire, à les expliquer. Plus tard, quand ces hommes m'avaient réduite à moins qu'une humaine, je n'avais plus eu le loisir de me cacher et de prendre mon temps. Je m'étais même parfois forcée à pleurer parce que je voyais que certains clients y étaient sensibles et me traitaient moins brusquement. Aujourd'hui, je n'avais trouvé que peu de personnes avec qui j'avais envie de partager quoi que ce soit, et je traitais les étrangers en ennemis le plus souvent.

Lors de cette soirée, il était survenu un événement que je n'arrivais toujours pas à expliquer complètement, tout comme ses conséquences. De la magie avait évidemment été à l'œuvre, mais les détails m'échappaient et j'aurais souhaité comprendre ce qui m'était arrivé. Je m'étais retrouvée impliquée dans des ébats sexuels avec plusieurs personnes de manière consentante et grisante, ce que j'aurais établi comme tout à fait impossible si j'y avais réfléchi avant les événements. En fait, même maintenant, j'avais encore du mal à y croire, tout comme je ne m'étais pas reconnue quand, quelques jours plus tard, je m'étais rendue dans un bar pour trouver un homme avec qui coucher. J'avais recommencé plusieurs fois et, même si mon état se rapprochait de la normale au fil des semaines, ce soir, l'idée de finir au lit avec un homme, n'importe lequel, ne m'avait toujours pas quittée.


-On m’appelle Xaver. Xaver Verzweihöhle, si tu parviens à le prononcer.

-Verzweihöhle, dis-je avec une prononciation impeccable.

J'étais partie de la Lituanie assez jeune et ma langue maternelle était le lituanien mais, comme une bonne partie de la population, je savais parler russe. Le type de prononciation du nom de cet homme ne présentait donc aucun défi pour moi.


-N’est-ce pas que mon look est audacieux ? Ce sont des vêtements très distingués (bien entendu, beaucoup plus qu’un ridicule costume-cravate) très en vogue en Mongolie, notamment dans le désert de Gobi. Les Mongols sont de fervents admirateurs des Russes et ont hérité de cette fascination un goût particulièrement raffiné pour les vêtements élégants. Je regrette juste cette tache maronnasse, mais je jure qu’il ne s’agit pas là de ragoût aux intestins de mouton ! C’est un plat particulièrement apprécié par les bergers mongols.

Je sentis un demi-sourire s'étirer du côté droit de mon visage. Ce mec était divertissant. Il semblait intarissable, mais je ne considérais pas cette caractéristique comme un défaut tant que la personne racontait des trucs intéressants.

-Je vais prendre un verre. Toi ? Une Manzana ?

-Vodka, répondis-je en me forçant à ravaler un commentaire sur son offre de verre imbuvable.

Il me raconta ensuite plein d'autres trucs. Je ne savais pas à quel point il possédait des connaissances étendues ou s'il inventait la moitié de ce qu'il disait, mais je l'écoutai avec une attention presque religieuse. Je glissai quelques commentaires pour ne pas l'abandonner à faire la conversation tout seul et je le laissai me payer quelques verres supplémentaires.

J'aperçus quelques couples enlacés sur la piste de danse, certains frôlant l'indécence, et je me surpris à les envier. Décidément, cette soirée d'étudiants m'avait rendue folle.


-T'as envie d'aller ailleurs? Quelque part de plus… privé? Juste toi et moi.

J'avais quand même progressé depuis mes premières soirées de débauche à rapidement demander directement aux hommes s'ils voulaient coucher avec moi.


[Ma dernière réponse.]

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MessageSujet: Re: Bal en blanc de l'agence Reaver Bal en blanc de l'agence Reaver - Page 2 EmptyMer 31 Jan - 0:14

J'étais bien sûr déjà allé m'amuser avec les créatures de la forêt durant ma jeunesse. Je ne m'étais pas privé de ces plaisirs si différents de ceux que les humains et les dieux pouvaient m'offrir sous prétexte que c'était un tantinet amoral. J'étais une divinité et, même si je ne m'étais jamais battu pour le pouvoir, je considérais ne pas avoir à me plier aux règles des autres si je n'en avais pas envie. La plupart du temps, je me prêtais aux jeux sociaux et en tirais le meilleur, mais j'avais vécu quelques aventures interdites avant ma relation avec Psyché. J'avais bien sûr fait tout en mon pouvoir pour les cacher, mais je ne m'étais pas retenu de les vivre. D'ailleurs, au départ, mon histoire avec Psyché relevait de l'interdit et, malgré ce que j'en disais, je n'avais pas instantanément maudit la flèche magique avec laquelle je m'étais piqué.

Ce qui m'arrivait ce soir n'était pas sans rappeler les folles nuits de mon passé avec les dryades, à la différence que je n'avais rien demandé et que je risquais beaucoup si je perdais la tête. La sensation magique était la même. Je me savais capable d'y resister si j'y mettais suffisamment de volonté, et elle s'estompait habituellement assez rapidement chez un dieu… si c'était bien le même type de magie.

La magie m'avait fait perdre la tête et me jeter sur Raphael, probablement lui aussi sous le charme puisqu'il ne m'avait pas repoussé. En fait, il avait réagi avec un enthousiasme qui m'avait encouragé à pousser notre étreinte plus loin que le baiser que j'avais initié, entraîné par la passion. Je ne pouvais que remercier le cabaret qui nous avait interrompus en tombant. Je préférais éviter d'imaginer de quoi j'aurais été capable sans cette intervention.

Je m'excusai auprès de mon ami et lui expliquai la situation. Il devait être plutôt confus après nos rapprochements à la limite de l'obscène… et je me sentais très mal. J'étais le plus puissant des deux; ma responsabilité dépassait donc la sienne. J'aurais dû être capable de résister, mais j'avais initié le contact et totalement perdu le contrôle. J'espérais que Raphael réponde quelque chose de tranchant, mais franc et presque encourageant, comme il en avait l'habitude lorsque je me sentais mal. J'avais besoin qu'il me ramène sur terre, voire même qu'il ridiculise avec quel sérieux je venais de m'excuser.

Je ne trouvai pas la force de le repousser quand il recommença à m'embrasser. Mes excuses sonnaient plutôt faux quand on les comparait à mon comportement. Je participais à l'étreinte sans retenue après avoir condamné la précédente. Stupide magie. Stupide Cupidon. Aucun cabaret ne nous interrompit, mais Raphael s'éloigna de moi avec la simple force de sa volonté. Encore une fois, il était meilleur que moi.


-Je… je… Désolé… je crois qu’on ferait mieux de rentrer, aller s’occuper l’esprit à autre chose. Si c’est la magie que tu crois, elle finira bien par se dissiper dans les prochaines heures. Et euh… on a un bal à gérer après tout…

-Oui, tu as raison…
dis-je en essayant de sembler convaincu, mais je n'avais pas encore totalement retrouvé mes esprits.

Tout comme lui, je pris un moment pour me rendre présentable, puis je le suivis à l'intérieur où nous nous séparâmes. Je fus soulagé de découvrir que la fin de la moralité n'avait pas eu lieu en notre absence. En dehors de quelques couples et petits groupes, que la sécurité commençait à appréhender, les gens semblaient plutôt normaux. Il n'y avait pas d'indécence digne de paraître dans les nouvelles.

Je cherchai Raphael du regard, mais je trouvai Psyché avant lui. Je la rejoignis en me composant une expression que je voulais sereine. Son regard s'attarda sur moi quelques secondes, mais elle ne dit rien. Si elle me posait des questions une fois à la maison, je n'hésiterais pas à utiliser ma magie. Je n'avais même pas la volonté d'inventer quelque chose.

Nous fîmes un bref discours et souhaitâmes une bonne fin de soirée aux invités. J'évitai soigneusement mon employé modèle pendant que les gens quittaient la salle. Lorsqu'il ne resta que les gens de l'agence, je prononçai de nouveau quelques remerciements en prenant garde à ne pas croiser le regard de Raphael. J'entraînai une Psyché jacassante presque de force dans un taxi. En chemin, je l'écoutai me raconter la soirée de son côté et, pour une fois, je me concentrai vraiment sur ce qu'elle racontait.

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